Rapport IGESR sur les RASED : adapter leurs missions à l’école inclusive et au Grenelle du ministre

Rapport IGESR sur les RASED :

adapter leurs missions à l’école inclusive et au Grenelle du ministre

En février 2021, l’IGESR (inspection générale de l’éducation du sport et de la recherche) a publié un rapport sur l’organisation, le fonctionnement et l’évaluation des effets des RASED. Celui-ci a pour objectif de faire un état des lieux des modalités d’intervention des RASED et proposer des modifications…

Co-intervention et conseils aux collègues :

une prochaine circulaire pour redéfinir les missions et la place des RASED

« Une nouvelle circulaire ministérielle devrait permettre de formaliser (…) la manière dont l’action des RASED est appelée à évoluer (…) pour s’inscrire précisément, en parfaite cohérence, de manière systémique, complémentaire et souple dans l’ensemble des modalités d’accompagnement des élèves présentant des signes de vulnérabilité. »

Les préconisations du rapport s’inscrivent dans le cadre de la politique ministérielle d’accompagnement des personnels à tous les niveaux avec la mise en place de personnels ressources mobiles – pompiers volants – dans plusieurs départements ou des PIAL renforcés qui démantèlent les établissements médico-sociaux alors qu’aucun gouvernement n’a recréé tous les postes de RASED supprimés entre 2007 et 2012.

Il s’agirait de renforcer le pôle ressource afin de modifier les modalités d’intervention des personnels des réseaux tout en les transformant en conseillers-experts de la difficulté scolaire. Ainsi, « le RASED doit être pleinement valorisé dans son rôle de conseiller, de pourvoyeur de ressources didactiques et pédagogiques et disposer d’un accès à des outils numériques lui permettant d’optimiser le temps dont il dispose. La part de l’action préventive conseillée aux enseignants en charge de classe doit y occuper une place significative »

La prise en charge des élèves ne devrait plus être la mission prioritaire des RASED et les auteurs du rapport comptent sur le renouvellement des personnels via le CAPPEI (qui par ailleurs devra faire disparaître encore davantage les distinctions entre les différents modules) pour modifier le fonctionnement des RASED.

« En cas d’intervention auprès de l’élève, la démarche utilisée par l’enseignant spécialisé ainsi que les outils utilisés doivent être explicités à l’enseignant de la classe, la prise en charge doit pouvoir se dérouler dans la mesure du possible au sein de la classe à ses côtés et permettre au premier responsable de l’élève d’ajuster sa pratique pour pouvoir apporter les prolongements nécessaires lorsque son collègue spécialisé n’est pas présent. »

Alourdissement des obligations de service… pour astreindre à la participation des constellations … et être « pairs experts »

Le rapport propose d’« inclure dans les obligations réglementaires de service (ORS) des maîtres spécialisés du RASED une participation à hauteur de six heures minimum aux formations de proximité dans les circonscriptions ».

Jusqu’à présent, les membres de RASED ne sont pas soumis aux 18h d’animations pédagogiques. Le rapport propose donc d’en imposer une partie et que ces collègues prennent part à la formation et l’évaluation par les pairs prévus dans le Grenelle du ministre qui décline l’accompagnement PPCR.

« Il est important que les maîtres spécialisés participent aux formations de proximité, puissent être intégrés aux constellations du plan mathématiques et/ou français (…) Ce cadre commun sera propice à une réflexion et une analyse de pratiques collectives et favorisera l’échange, le croisement de regards, l’apport d’éléments concrets propres à diversifier la pédagogie pratiquée. Dans ce cadre réglementaire nouveau il serait sans doute également plus facile de confier des séquences de formation à des maîtres spécialisés pour faire valoir leur expertise auprès de leurs collègues. »

Pilotage par l’évaluation…

« Afin de permettre aux équipes d’effectuer une auto-évaluation plus précise de leur action et de ses effets en matière d’aide apportée aux élèves à besoins éducatifs particuliers, il serait utile qu’au niveau de chaque département puisse être organisé un plan pluriannuel d’audits participatifs conçu par l’IA-DASEN et mené en concertation étroite avec les équipes auditées. L’auto-évaluation pourrait concerner tout le pôle ressource. »

A l’instar des évaluations d’écoles, le rapport propose d’instaurer des auto-évaluations des pôles ressources sur le même fonctionnement avec des audits et évaluateurs extérieurs (IEN, conseillers pédagogiques, directeurs d’école, psychologues de l’éducation nationale, maîtres formateurs, enseignants spécialisés, de représentants des partenaires…)

… et renforcement des pôles ressources inscrits dans le cadre des PIAL

« Le pôle ressource ainsi élargi pourra s’affirmer encore davantage comme collectif pluridisciplinaire, comme ingénieur de formation et, du fait de la structuration de l’action des PIAL sur les deux degrés d’enseignement, comme garant d’une cohérence de parcours plus affirmée sur l’ensemble du cursus des élèves. »

Une partie du rapport et des préconisations centrées sur la formation de tous les personnels….

S’appuyant sur la refonte des réseaux d’Education Prioritaire et sur les dispositifs « plus de maîtres que de classes », le rapport met en avant la co-intervention et le co-enseignement comme élément clé de l’évolution des RASED.

Les plans « mathématiques » et « français » sont également présentés comme outils pour permettre aux enseignants en classe de se centrer sur les fondamentaux et de développer un plan de perfectionnement didactique et pédagogique.

Les formations par constellations seraient un des éléments permettant aux enseignants d’apprendre à remédier aux difficultés des élèves évitant à ces derniers des prises en charge RASED.

…pour que les prises en charge se fassent par les enseignants dans leur classe

Pour les auteurs du rapport, « la dynamique à impulser induit une transformation du système scolaire pour y accueillir la diversité des besoins individuels et n’est pas sans incidence sur la formation de l’ensemble des enseignants »

Dans la continuité de la mise en place du module de formation initiale sur l’école inclusive mis en place en cette rentrée 2021, le rapport insiste sur la nécessité d’une « formation initiale et continue de tous les enseignants davantage axée sur l’accompagnement des élèves en difficulté scolaire. »

Les préconisations du rapport s’articulent totalement avec les mesures du Grenelle du ministre Blanquer. Par l’accompagnement et l’évaluation permanents et culpabilisants, le ministre souhaite que l’école devienne son propre recours, chaque enseignant devant gérer toutes les situations au sein de sa classe, les RASED se transformant définitivement en membres du pôle ressource qui auraient pour vocation de former, de conseiller et d’accompagner notamment via la co-intervention leurs pairs.

Le SNUDI-FO revendique la création massive de postes afin que chaque RASED soit complet pour 800 élèves et que tous les postes supprimés depuis 2007 soient recréés.

Le SNUDI-FO exige le retour des prises en charge des élèves et l’abandon de la politique d’évaluation – accompagnement PPCR des personnels du Grenelle du ministre Blanquer.

Des quasi-inspecteurs pour mettre au pas les personnels et aggraver l’accompagnement PPCR*

Parallèlement à la fusion des corps d’inspection et à la loi Rilhac,

le ministre veut créer des « quasi-inspecteurs » pour mettre au pas les personnels

et aggraver « l’accompagnement » PPCR

Un « accompagnement » PPCR généralisé et renforcé

Dans le cadre d’un groupe de travail « esprit d’équipe » du « Grenelle », le ministère a fait part de ses projets pour « renforcer l’accompagnement des professeurs » qui transformeraient les missions des personnels et introduiraient de nouvelles strates hiérarchiques dans une logique de caporalisation, pour imposer les réformes ministérielles.

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de la réforme PPCR*, que FO a toujours combattue, où les personnels sont sans cesse remis en cause et transformés en « stagiaires à vie. »

Nouvelle hiérarchie intermédiaire avec les PEMF et les CPC

PEMF : Ainsi, dans le premier degré, le ministère envisage de renforcer l’ « accompagnement » des titulaires en utilisant les maîtres formateurs (PEMF) dont les missions se portent actuellement sur la formation des stagiaires. On a bien dit « stagiaires à vie » ?

CPC : Il serait également proposé aux conseillers pédagogiques de circonscription « d’être davantage impliqués dans le pilotage pédagogique, aux côtés des IEN, en vue de s’engager dans des fonctions d’encadrement » donc de devenir des quasi-inspecteurs sans le statut et la rémunération.

Second degré : Même principe, le ministre veut mettre en place une fonction « accessible à tous les agents » de « chargé de mission auprès des corps d’inspection (CMCI) » qui pourrait exercer « l’ensemble des missions dévolues aux inspecteurs (IPR, IEN ET/EG) » : « formation, accompagnement d’enseignants, mener des rendez-vous de carrière, évaluateurs externes d’établissements. »

Des attaques des statuts pour mettre au pas les personnels

L’ensemble de ces dispositions constituent une attaque statutaire sans précédent, en lien direct avec les autres mesures du « Grenelle » : la fusion des corps d’inspection (IEN du 1er degré mais aussi IA-IPR, IEN-IO, IEN-ET et IEN-EG) aux missions recentrées sur le pilotage et grands projets, le statut de directeur de fait supérieur hiérarchique du projet de loi Rilhac, tous ces projets qu’E. Macron veut aggraver à travers l’expérimentation « marseillaise », les évaluations d’établissement qui se multiplient, le plan maths-français (« constellations » dans le premier degré) et le plan local d’évaluation au lycée (PLE).

Mettre un coup d’arrêt à la casse de l’Ecole publique et des statuts

La FNEC FP-FO n’accepte pas ces contre-réformes et reste inconditionnellement attachée au Statut, à l’indépendance et à la liberté pédagogique dans le cadre des programmes nationaux. Elle invite les personnels à se réunir, avec leurs syndicats, pour prendre position contre ces projets.

(*) : Le décret PPCR du 5 mai 2017 précise : « Tout professeur bénéficie d’un accompagnement continu dans son parcours professionnel. Individuel ou collectif, il répond à une demande des personnels ou à une proposition de l’institution. » La FNEC FP‐FO, la CGT et la FGAF ont voté contre ce décret tandis que la FSU, l’UNSA et la CFDT ont voté pour.

Contactez votre syndicat départemental : SNUDI FO Manche snudifo50@gmail.com       07 82 97 25 81

Stop à la privatisation de l’Education Nationale ! Abandon de l’application de gestion des remplaçants « ANDJARO » !

Oui, l’Education Nationale est un marché juteux !

Depuis le 31 mai, dans la Somme, puis dans le Lot, les remplaçants ne sont plus gérés par les secrétaires de circonscription ou les services de la DSDEN mais par une start-up privée dénommée « la solution ANDJARO ».

Désormais, cette entreprise privée envoie les ordres de mission aux remplaçants, par mail, sur leur messagerie professionnelle, où sont indiqués l’école où ils doivent effectuer leur remplacement ainsi que le temps de trajet pour accéder à l’école en voiture ou en transport en commun ! Dans une logique issue du privé, le directeur de l’école est nommé « manager » et le remplaçant « collaborateur » !

A aucun moment, les personnels n’ont donné leur accord pour recevoir les messages d’une entreprise privée dans le cadre de leurs missions.

Avec la FNEC FP-FO, le SNUDI-FO considère que ce dispositif conduira non seulement à la destruction des emplois des personnels administratifs, mais il entraînera aussi une dégradation des conditions de travail des titulaires remplaçants, déjà mises à mal par le manque de personnels pour assurer une gestion efficace du remplacement.

Pour le SNUDI-FO, cette logique ouvre la voie à l’externalisation et la privatisation de toutes les missions exercées par des personnels administratifs fonctionnaires d’État.

Cette nouvelle expérimentation est promue par le ministre Blanquer qui, au travers de son Grenelle, continue son travail de destruction de l’Education nationale : casse des statuts, mise en concurrence des personnels et des établissements, application des logiques du privé dans la gestion RH de l’Éducation nationale, recours accru aux contractuels, désengagement financier de l’État…

A tous les niveaux Force Ouvrière organise la mobilisation pour l’abandon de ce dispositif.

Dans la Somme, une pétition intersyndicale SNUDI-FO, SNUipp-FSU, CGT Educ’action exige :
– l’abandon de l’expérimentation Andjaro ;
– le respect de la loi du 6.01.78 relatif à la constitution et à la diffusion de fichiers et de données personnelles ;
– le maintien des emplois et le recrutement de personnels administratifs supplémentaires ;
– le recrutement de personnels statutaires pour mettre un coup d’arrêt à la pénurie de remplaçants ;
– le respect du statut de la Fonction publique et l’amélioration des conditions de travail pour tous les agents.

De plus, suite à la pétition « Stop à la privatisation des services de l’Education Nationale ! Abandon immédiat de « la Solution ANDJARO » qu’elle a initiée, la FNEC FP-FO a soumis au vote, lors du CTA de l’académie d’Amiens du 8 juin, un vœu exigeant l’abandon du dispositif ANDJARO et le « recrutement urgent et massif des postes de personnels nécessaires (enseignants, administratifs…), pour répondre aux besoins en termes de remplacement et hors remplacements. »

Ce que veulent les personnels, c’est la création des postes nécessaires pour améliorer leurs conditions de travail et non l’accentuation de la privatisation de l’administration de l’Education nationale par la mise en place de robots à la place des personnels administratifs.

Le SNUDI-FO invite l’ensemble des personnels du 1er degré à contresigner cette pétition. Aujourd’hui, ce sont les départements de la Somme et du Lot qui sont touchés. Et demain ?
Le ministère doit reculer sur ce dispositif scandaleux !
Signez la pétition pour l’abandon de la « solution ANDJARO » !

Mouvement départemental 2021

Résultats du mouvement et modalités de recours

 


Les résultats du mouvement seront consultables sur I-PROF à partir de ce vendredi 25 juin 2021 (leur publication devrait s’étaler jusqu’au mercredi 30 juin 2021) .


Nous vous rappelons que la loi de Transformation de la Fonction publique (dite loi Dussopt), publiée au Journal officiel du 7 août 2019, entérine, entre autres, la suppression des CAPD dédiées aux mutations, mouvement et promotions, la suppression des CHSCT et des Comités Techniques, le recrutement accru de contractuels sans formation initiale obligatoire, la création de contrats de mission d’une durée maximale de six ans, … L’opposition unanime des fédérations de fonctionnaires est suffisamment rare pour être soulignée.


Aussi, les opérations de mouvement inter et intra départementaux se déroulent désormais dans l’opacité la plus totale. Les organisations syndicales représentatives ne disposent plus des tableaux préparatoires aux opérations de mouvement (classement, barème, vœux formulés…), ni des résultats pour pouvoir exercer un contrôle des opérations et en vérifier la transparence.

Pour autant, les élus du SNUDI-FO 50 seront disponibles pour répondre à toutes vos questions et vous aider à formuler un recours (annexe 11, dans votre courrier IProf du 13 avril 2021).


En effet, vous êtes en droit de formuler un recours si :
·   Vous n’avez obtenu aucun de vos vœux, 
·   Vous êtes affecté sur un vœu non souhaité à titre provisoire,
·   Vous estimez que vous avez été victime d’une erreur de barème non corrigée,
·   Vous constatez qu’un de vos vœux a été attribué à un barème inférieur au vôtre …

Attention : si vous n’avez pas fait de vœux larges alors que vous êtes participant obligatoire, l’Administration pourra refuser d’étudier votre recours.


Modalités d’envoi de votre recours:
Le recours est à adresser impérativement, dans un délais de deux mois à compter de la publication des résultats, par mail, au Service des Ressources Humaines : dsden-srh1@ac-caen.fr


N’oubliez pas d’envoyer un double de votre recours au syndicat (snudifo50@gmail.com).
Attention : Afin que le syndicat puisse défendre votre dossier, il faut impérativement mentionner, dans votre recours, que vous mandatez le SNUDI-FO 50 pour vous représenter et vous défendre.
 


Pour toute question, vous pouvez contacter les représentants du personnel
du SNUDI-FO 50 :
Olivier LACHÈVRE : 06 22 91 39 11,
Françoise LELUBEZ : 06 89 44 58 66,
Benoît BATTISTON : 06 82 08 14 07,
Laurent TAGUET : 06 49 23 00 03,
Patricia ESNOUF : 07 82 29 64 39
Pour défendre mes droits et mes garanties statutaires de fonctionnaire d’État : Je me syndique au SNUDI-FO


Syndicat FORCE OUVRIERE du premier degré
56 rue de la Bucaille
50 100 Cherbourg-Octeville
Bureau : 02 33 53 03 72 (mardi)
Portable : 07 82 97 25 81 (tlj)

Rassemblement contre les atteintes aux libertés publiques contenues dans la loi « sécurité globale »

Cherbourg

28 NOVEMBRE : DES CENTAINES DE MILLIERS POUR LE RETRAIT DE LA LOI « SÉCURITÉ GLOBALE » !

Samedi 28 novembre, des centaines de milliers de personnes ont manifesté pour le retrait de la loi « sécurité globale ».

À Cherbourg, Saint-Lô, Coutances et Avranches, les manifestants avec les militants du SNUDI FO Manche étaient bien présents !

1 000 manifestants à Cherbourg, 600 à Coutances, 300 à St-Lô, 300 à Avranches !

Notre exigence commune a bien été rappelée « Nous voulons le retrait total de la loi Sécurité Globale ! »

Loi « sécurité globale », état d’urgence permanent, remise en cause des libertés individuelles et collectives, répression à tout va (migrants, étudiants, lycéens, ainsi que dans l’Education Nationale avec les 4 de Melles, avec notre collègue Sabine Raynaud, militante du SNUDI FO 34, convoquée au tribunal pour avoir manifesté il y a deux ans avec un bâillon sur la bouche pour symboliser son refus de l’article 1 de la loi Blanquer) … ça suffit !

APPELS À MOBILISATION CONTRE LA LOI « SECURITE GLOBALE » :

Ci-dessous le communiqué d’appel UD FO Manche aux manifestations du samedi 28 novembre contre les atteintes aux libertés publiques contenues dans la loi « sécurité globale » qui vient d’être votée en 1ère lecture à l’Assemblée nationale.

Dans la Manche, le syndicat du premier degré SNUDI FO, le syndicat des lycées et collèges SNFOLC, le syndicat des lycées professionnels SNETAA-FO et leur fédération de l’enseignement FNEC FP FO, relaient  l’appel à se réunir massivement, dans le respect des gestes barrière, comme cela s’est fait dans des centaines de villes lors de la grève Education nationale du 10/11, munis du communiqué ci-dessous comme pièce jusitificative et de l’attestation dérogatoire de déplacement ci-dessous (prépremplie en .doc et .pdf).

Samedi 28 novembre

Mairie de Cherbourg : 15h

Mairie d’Avranches : 15h

Mairie de Coutances : 15h

Préfecture de la Manche à Saint-Lô : 15h

+ Caen place de la République : 14h30

+ Alençon : 10h30 devant la Préfecture

L’Union départementale FO Manche ne pouvait rester sans réaction, les statuts de la Confédération Cgt-FO stipulent en effet dans leur préambule :« Considérant que le syndicalisme ne saurait être indifférent à la forme de l’Etat parce qu’il ne pourrait exister en dehors d’un régime démocratique, les Syndicats Force Ouvrière reconnaissent au mouvement syndical le droit, lequel peut devenir un devoir, de réaliser des rapprochements ou des collaborations en vue d’une action déterminée lorsque la situation l’exige expressément. »

Résistons, revendiquons et conquérons !

les syndicats de la FNEC FP FO Manche

CHSCT 50 du 07/09/20 : Déclaration FNEC FP FO

FÉDÉRATION NATIONALE DE L’ENSEIGNEMENT, DE LA CULTURE
ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE FORCE OUVRIÈRE

fnec.caen@gmail.com

Déclaration préalable au CHSCT départemental du 7 septembre 2020

 

 

Madame l’IA-Dasen de la Manche,

Nous déplorons que ce CHSCT-SD 50 soit convoqué en visio-conférence, alors que chacun sait combien les échanges sont malaisés et limités de ce fait, et que par ailleurs le Ministère décrète une reprise de tous, personnels et élèves, en présentiel : les enseignants accueillent jusqu’à 25, 30, 35 élèves par classe, dans des configurations où la « distanciation physique n’est pas obligatoire lorsqu’elle n’est pas matériellement possible ». Nous citons le protocole sanitaire.

Ce protocole allégé va même jusqu’à préciser que « la limitation du brassage entre groupes d’élèves n’est pas obligatoire ».

Qui sera réellement protégé du COVID19 par ce protocole sanitaire ?

 

En revanche, ce protocole permet au ministère de se dédouaner de toute responsabilité, faisant porter la responsabilité de son exécution à l’échelon local, dans les écoles, les collèges, les lycées, les services, mettant les personnels en première ligne sans protection réelle. Qu’en est-il des personnels à risque, qui sont sommés de reprendre alors que les problèmes dont ils souffrent n’ont pas disparu et pour lesquels le ministère restreint fortement la possibilité d’avoir recours aux ASA pour être protégés ? Nous soutiendrons toutes les demandes d’ASA des personnels en situation de risque.

 

En refusant de fournir des masques gratuits à tous les élèves, tout en les rendant obligatoires, le gouvernement instaure une discrimination inacceptable entre les familles plus aisées et celles qui, sans rentrer dans les critères d’attribution des bourses, ont parfois du mal à faire face à cette dépense supplémentaire conséquente. C’est la gratuité de l’école qui est mise en cause, et cela, la FNEC FP FO ne l’accepte pas.

Loin de fournir les réponses attendues par les personnels à la crise sanitaire, le gouvernement utilise la situation de crise pour déréglementer encore un peu plus et pour accélérer les contre-réformes.  Nous seront très vigilants face au recours au télétravail, imposé massivement au moment du confinement.  Il doit s’appuyer sur la réglementation en vigueur : d’une part le volontariat ; d’autre part le matériel et les frais qui y sont liés doivent être pris en charge par l’employeur.

Il est par ailleurs hors de question que son usage entraîne la fermeture de groupes, de classes ou de disciplines. La FNEC FP FO n’est pas favorable aux  expérimentations en cours (devoirs faits, certaines spécialités, AP) et se battra pour que partout les options et tous les enseignements puissent être proposés à tous les élèves en présentiel.

Pour la FNEC FP FO, ce qui est à l’ordre du jour, ce sont les conditions d’enseignement dans les établissements scolaires. Nous ne pouvons passer sous silence :

  • la généralisation du contrôle continu et l’instauration d’un baccalauréat maison,
  • la réforme de la direction d’école qui place les directeurs sous la tutelle des collectivités,
  • la mise en place des 2S2C,
  • la destruction des CAP et la remise en cause du droit à muter,
  • l’explosion des emplois du temps,
  • la déréglementation du télétravail avec les cours à distance,
  • la remise en cause des droits aux congés,
  • la multiplication des sanctions et des poursuites à l’encontre des syndicalistes et des militants, personnels, étudiants, lycéens…

 

Plus généralement, la FNEC FP-FO refuse le cadre d’union sacrée que cherche à imposer le gouvernement au nom de la crise sanitaire et y oppose les revendications immédiates : non au gel du point d’indice, augmentation des salaires, défense des statuts et des retraites, abandon définitif du projet de réforme des retraites, création des postes nécessaires, réemploi et titularisation de tous les contractuels, maintien des compétences des CAP et du droit syndical…

Groupe de travail Direction d’école

Oui à l’augmentation des quotités de décharge
pour toutes les écoles !
Non aux décharges à la carte, aux décharges territorialisées !

Le SNUDI-FO a participé mercredi 9 septembre au groupe de travail organisé au ministère sur la question des décharges de direction d’école. Ce groupe de travail s’est tenu dans un contexte où la circulaire sur la direction d’école parue au BO le 27 août, bien loin de répondre aux revendications, met déjà en place les jalons de la proposition de loi Rilhac, qui vise à faire des directeurs les contremaîtres d’une école autonome, soumis à toutes les pressions locales et devant appliquer les décisions du conseil d’école.

Lors du groupe de travail, le SNUDI-FO a exigé une augmentation de toutes les quotités de décharge de direction fixées pour l’instant par la circulaire du 3 septembre 2014 et la mise en place d’une décharge hebdomadaire pour les écoles de 1 à 3 classes.

Le projet du ministre : une explosion du cadre national d’attribution des décharges

Force est de constater que ce ne sont pas actuellement les pistes envisagées par le ministère. Celui-ci a proposé de mettre en place un calcul basé sur des critères multiples, à savoir :
-présence d’une UPE2A, d’une ULIS, d’un PIAL ;
-accueil des PE stagiaires ;
-nombre d’élèves à besoins particuliers scolarisés ;
-et même … partenariat de l’école avec les municipalités sur un projet péri-éducatif !

Ainsi, le nombre de jours de décharge pourrait dépendre des projets éducatifs locaux et des partenariats avec les municipalités !

Ainsi, le nombre de jours de décharge pourrait dépendre du nombre d’élèves « à besoin particulier » … mais comment seraient pris en compte ces élèves ? Sur quelle base serait attribuée cette décharge ? A quel moment de l’année serait arrêté le taux d’élèves à besoins particuliers ?

En lieu et place d’une augmentation des décharges pour toutes les écoles, fixée par un cadre national, le ministère prévoit des décharges à la carte, des décharges attribuées école par école, des décharges territorialisées liées aux PEdT !

Le ministère a même évoqué la possibilité d’attribuer des décharges en fonction des délégations de compétences que les directeurs devraient accepter des IEN en application de la proposition de loi Rilhac ! Inacceptable !

La revendication du SNUDI-FO : une augmentation de toutes les quotités de décharge et la mise en place d’une décharge hebdomadaire pour les écoles de 1 à 3 classes

Pour le SNUDI-FO, les décharges à la carte, les décharges territorialisées, les décharges attribuées en contrepartie d’une délégation de compétence, c’est non !

Le ministère a informé les organisations syndicales qu’il remettrait une proposition écrite sur la question des décharges lors d’un nouveau groupe de travail prévu le 23 septembre. Le SNUDI-FO y siègera pour exiger à nouveau l’amélioration de toutes les quotités de décharge de direction, y compris pour les petites écoles.

Le SNUDI-FO continuera à porter toutes ses revendications sur la direction d’école :
– L’abandon de la proposition de loi Rilhac ;
– Une réelle augmentation indiciaire : 100 points d’indice pour tous ;
– Une aide administrative statutaire et gérée par l’Education Nationale dans chaque école ;
– Un allègement des tâches pour tous les directeurs.

Le SNUDI FO invite tous les personnels à se réunir dans les écoles, en RIS avec le SNUDI-FO, à faire valoir leurs revendications et à signer massivement la pétition intersyndicale SNUDI-FO, SNUipp-FSU, CGT, SUD « nul besoin d’une loi pour répondre aux revendications des personnels ». https://direction-des-reponses-immediates.fr/

Bonnes vacances !

Toute l’équipe de militants du syndicat SNUDI F.O. Manche vous souhaite de bonnes vacances d’été !

(permanence téléphonique tous les jours 07 82 97 25 81)